L’ORGANISATION DE LA FOIRE AUX BESTIAUX

La traditionnelle foire aux bestiaux de la mi-carême se tenait au lieu-dit « le bout du pont » sur la commune de Faverolles-sur-Cher.

Toutefois, le débordement du Cher en 1806, fait prendre au Conseil Municipal de Montrichard des décisions et dispositions exceptionnelles lors de sa séance du 11 février 1806, en vue de l’organisation et de la tenue de la foire.

Article 1 : la foire aux bestiaux se tiendra sur la commune de Montrichard.

Article 2 : L’exposition de chevaux sera le long du mur de clôture du jardin de l’ancien couvent dont l’emplacement sera indiqué sur le lieu.

Article 3 : L’exposition des ânes le long du gros mur de mailles. Chaque personne exposant étant tenue de se munir de piquets et cordes pour retenir solidement l’objet exposé.

Article 4 : Les bêtes à cornes comme bœufs et vaches seront exposées sur le carroie aux pourceaux et dans les emplacements des jardins y attenant sans pouvoir obstacler les grands chemins.

Article 5 : Les porcs seront placés dans le bas de Nanteuil au bout des murs du jardin du Billard, sur la terre au repos

Article 6 : Les bêtes à laine seront placées dans le grand marché du grenier à sel.

Article 7 : Les marchands, colporteurs et autres se placeront :

Article 8 : La place du marché au blé en face de la maison de ville ne contiendra que les grains, légumes, beurre, volailles, et il ne pourra s’y établir de boutique, ni y déposer de voiture et chevaux, se renfermera dans l’emplacement de la place afin de tenir le chemin libre.

Article 9 : Les voitures qui amèneront les grains à la halle seront placées dans le cul de sac attenant à la maison de madame Moreau et ce sur un seul rang et dans l’emplacement de la rue de Bourgandier, près le trois.

On ne pourra obstacler le grand chemin par les voitures ou charrettes

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Montrichard tenait quatre foires annuelles : à la mi-carême, à la sainte Madeleine (22 juillet), à la saint Mathieu (21 septembre) et à la saint Martin (11 novembre). Elles constituaient des lieux d’échanges, de rencontres et d’intense activité économique.

Gilbert MARCOS

Source : Archives départementales du Loir-et-Cher : E DEPOT 470/7