FOIRES ET MARCHES MONTRICHARDAIS

Les foires constituent le plus grand centre d’échange de marchandises et de monnaie dès le 12 ème siècle par suite du développement des produits et du commerce.

Au

milieu du 12

ème siècle les foires régionales naquirent un peu

partout : Nîmes, Beaucaire, Pont Saint Esprit par exemple.

A Montrichard, quatre foires anciennes avaient lieu : à la mi-carême, à la Madeleine (22 juillet) à la Saint Mathieu (21 septembre) et à la Saint Martin.

Deux

nouvelles s’y ajoutèrent : le 2

ème lundi avant le dimanche gras

et le lundi de Pentecôte. Une des plus importante était la foire

« souillarde » réservée aux porcs. Elle avait lieu en février.

Les foires se situaient dans le faubourg du « bout du pont » qui était une sorte d’île délimitée par le Cher au nord et pour le reste par l’ancien fossé creusé antérieurement pour défendre le pont (le vieux Cher). Les marchands forains installaient leur éventaire sur le pont même mais très tôt, plusieurs griefs furent avancés :

Difficulté pour la police d’être

efficace puisque ces rencontres avaient lieu sur la commune de Faverolles :

Le lieu était dangereux pour les chevaux et en certaines saisons inondé.

Les éventaires des marchands sur le pont, déjà fort étroit, ne facilitaient pas le passage, surtout devant les moulins et il arrivait que des moutons et des porcs effrayés tombèrent dans le Cher et s’y noyèrent.

En 1812, Monsieur Gauthier- Laferrière loue donc à la ville, un terrain devant servir de champ de foire en dehors des anciens remparts, au nord de la ville près de la rue des Quatre Vents et le long du chemin 28 de Montrichard à Vallières au lieu dit « les quatre demoiselles ». Quatre ans après, Monsieur Laferrière qui louait son terrain sous promesse d’une indemnité raisonnable, n’a reçu aucun paiement. Il s’adresse au conseil municipal et demande 50 F par an, sinon il menace de ne plus laisser les foires se tenir sur son terrain.

municipal demande au préfet de rembourser le loueur de 200 F pour 4 années de

location et 50 F pour 1813.

La place du

marché sera uniquement réservée aux céréales. Les marchands qui ne pourront se

placer dans la grande rue occuperont le champ de foire.

Jusqu’à

la fin du 18

ème siècle, le site du futur champ de foire était occupé

par une pièce d’eau marécageuse « le grand étang » alimenté par le

ruisseau de l’aulne.

Au cours des ans cette place, destinée au commerce local, a vu disparaître les arbres, s’installer une banque et un grand magasin.

veaux, vaches, cochons, couvées……………


Jean THEAU

Documentation :

  • Registre des délibérations du conseil municipal
  • Montrichard et Nanteuil par l’Abbé Labreuille