Un Hôtel Dieu à Montrichard

Hors les murs de 1570 à 1714/1719

A l’époque où Montrichard était encore entouré de murailles, flanquées de ses 4 portes, existait, hors les murs, un Hôtel Dieu.

Après avoir passé à l’ouest la Porte Peinte, on le situait entre la rue Pasteur à l’ouest (ancienne rue des Invalides, à l’époque bien nommée), la place du Commerce à l’est, (ancienne place Menteuse), la rue Porte Bastille au sud (rue des Jardins) et le faubourg de Nanteuil au nord.

Il allait succéder, par la généreuse volonté des Montrichardais, et financé par eux, à la léproserie que le manuscrit « Trignard » fait naître en 1144, lorsque Louis VII le Pieux régnait. Comme beaucoup de léproseries, elle avait bénéficié des largesses royales (sous Louis VIII et Saint Louis). Cette léproserie était située au lieu-dit l’Etourneau, au bout de la rue Vieille de Tours actuelle, son service assuré par les moines de Nanteuil. Sans entretien suffisant, et après que la guerre de Cent Ans ait ravagé nos campagnes, les Montrichardais constatent que la léproserie n’est plus utilisable en l’état. Pour accueillir les pèlerins, les moines ouvrent (pour un temps assez court) une maison sise près de l’église à l’angle de la rue de la Gare actuelle et de la rue du Clos Raimbault. La petite rue de la Maladrerie évoque son souvenir.

La décision de fonder un véritable Hôtel Dieu est issue d’une assemblée des habitants dès 1560 qui se heurte à de nombreuses difficultés et la décision traîne. Dès 1565 il n’est plus question de relever les ruines de la léproserie de l’Etourneau et la maison près de Nanteuil est insuffisante. L’assemblée achète (ou bénéficie d’un don) d’une maison entourée de murs. A travers les archives en notre possession et des écrits de l’Abbé Labreuille nous tentons de dessiner le plan de l’hôtel Dieu qui ouvre enfin ses portes en 1570. A l’intérieur des murs un jardin s’étend sur 2 caves ; on y trouve un puits. Une maison à 2 pignons occupe l’angle nord-est. Un mur intérieur sépare les chambres de la chapelle dédiée à Saint Eutrope, chapelle qui ouvre directement sur la place. La maison est flanquée d’un appentis sur toute sa longueur qui constitue un second logement. La chambre Est de cet appentis abrite 4 châlits de pierre recouverts de paille destinés aux pauvres voyageurs et pèlerins et 2 autres chambres dont une réservée au gardien. En entrant dans la cour par la porte côté faubourg, on accède dans la maison à une chambre au rez-de-chaussée et à une chambre haute pour accueillir les pauvres et malades de la ville. On a ménagé un accès du jardin vers la rue Porte Bastille.

Cet Hôtel Dieu n’est financé que par des dons, legs, donations de particuliers, d’où son revenu fort modeste qui permet, tout juste, de fournir la paille des lits, les draps des malades, quelques médicaments et les sépultures. Souvent la nourriture incombe aux habitants de la ville, volontaires, sorte de restaurants du cœur avant la lettre.

Un receveur administre l’Hôtel Dieu ; il est nommé par l’assemblée présidée par le bailli et doit produire chaque année le résultat de sa gestion.

Les receveurs se succèdent et les premiers ne montrent aucun zèle pour rendre leurs comptes, non par malhonnêteté, mais par négligence et parce que les sommes des transactions sont souvent dérisoires.

François Boisgaultier, premier receveur pendant 22 ans, héberge 24 pauvres malades dont 2 seulement survivent. Les autres receveurs sont : Mr Delahaie (1an), Mr J.Goislard (27 ans). Vient ensuite Maître Aubin (1619/1629) qui ne rend pas plus ses comptes que ses prédécesseurs. Alors, la chambre supérieure de la réforme des hôpitaux, instituée par Marie de Médicis, se met en grand émoi et fait pleuvoir lettres patentes, contraintes et exploits ! Maître Aubin décède et c’est sa veuve en 1629 qui rend enfin les comptes.

Vient ensuite René Garnier, (1629/1639) il affronte en 1631 une récolte catastrophique, notre Hôtel Dieu devient centre de secours, épuise ses réserves et distribue du pain.

Philippe Couasse (1639/1343) son passage nous est peu connu car 13 années de ses archives nous manquent.

Après Claude Guillot c’est François Dubois (1659/1671) dont le début de gestion fut dramatique : hiver trop long et trop rigoureux. La neige tombe le 8 décembre 1660 et ne fond qu’à la mi-mars. Il s’ensuit une terrible famine. Les habitants de la campagne vivent de pain de glands, de racines, d’herbes des prés et d’écorces d’arbres. Une épidémie se déclare. Certains jours ont lieu 6 à 7 inhumations. L’hiver et l’épidémie tueront 212 personnes cette année-là.

C’est Thomas Buttet qui sera receveur en 1671 et pendant 27 ans il constate que les finances de notre Hôtel Dieu s’améliorent quelque peu. Mais hélas des ennuis commencent.

Louis XIV en 1672 promulgue un édit visant à centraliser les anciennes léproseries ayant bénéficié de fondations royales et en confie l’exécution à l’Ordre de Notre Dame du Mont Carmel et des Chevaliers de l’Ordre de Saint Lazare. A Paris, le Grand Vicaire de l’Ordre consulte les archives et trouve trace de notre léproserie de l’Etourneau. Il dépêche Maître Drouineau, agent royal des Montils (huissier) pour sa réquisition. Maître Drouineau ne trouve que l’Hôtel Dieu et rend compte au Grand Vicaire.

Le passage de l’huissier perturbe beaucoup les instances de l’assemblée mais les jours passent…Malgré l’incertitude, le receveur continue l’administration bien au-delà de la gestion de l’Hôtel Dieu. On organise des secours à domicile. Des dames de « charité » portent des aumônes.

En 1685 il faut faire face à une nouvelle famine, trouver du blé et distribuer le pain.

Puis, nouvelle alerte ! En 1696 on apprend que le Grand Vicaire prétend toujours « récupérer » notre Hôtel Dieu, ne comprenant pas, de Paris, qu’il est créé et financé par les Montrichardais et qu’il n’a rien à voir avec l’ancienne léproserie de l’Etourneau.

Maître Buttet, prudent, craignant un ordre de saisie, place, avec l’accord de l’assemblée, le 24 févier 1680, une somme de 500 livres à titre de rente.

Et le Vicaire s’entête ! Il nous renvoie le sieur Drouineau (huissier) pour tenter de dénouer un malentendu de 13 ans ! Ce dernier doit faire l’inventaire de l’Hôtel Dieu. Il constate donc que la chapelle est bien là avec son modeste hôtel de bois. Dans la première chambre de l’appentis, un seul des lits de pierre est recouvert de paille ! La 2ème Chambre contient un coffre et une chaise percée et la 3ème est occupée par Françoise Rossignole – gardienne - et par 6 enfants orphelins. Les meubles plus que vétustes lui appartiennent. Dans la maison, chambre et chambre haute ont conservé leurs châlits et leurs lits de plumes. Les murs qui entourent le jardin menacent ruine par endroit ainsi que les toitures. Le bilan est également fait de nos modestes ressources.

Maître Drouineau fait son rapport, le Grand Vicaire – qui n’a toujours rien compris – critique le mauvais état du lieu, dit que le procès-verbal des comptes est insuffisant qu’il y a une autre maladrerie à Montrichard et qu’on doit la retrouver !!!!! Il s’ensuit de nombreuses réquisitions contradictoires.

Le procès nous coûte 78 livres, et enfin la chambre décide le 4 août 1687  (voir document ci-dessous » :

« L’Hôtel Dieu restera à Montrichard. Le Grand Vicaire aura la léproserie…s’il la retrouve !! »

Il ne retrouvera rien !!!!!!

Mais nos ennuis ne seront pas terminés pour autant.

Avant de terminer l’histoire de notre Hôtel-Dieu, évoquons la grande complexité de son financement. Les notables de la ville, réunis en une « assemblée », cherchent déjà en 1499 des financements pour assumer la maison dite « léproserie » près de Nanteuil et créer un nouvel Hôtel-Dieu.

Lorsqu’il s’agit de dons ou de legs directs, les choses sont simples. Il s’agit aussi de rentes sur les terrains, forêts, vignes ou foires. Mais nombre d’aides viennent de quote-part de revenus sur des récoltes. Par exemple sur une récolte de 16 boisseaux de blé, 16 boisseaux d’orge, le propriétaire attribue 2 boisseaux de blé et 2 boisseaux d’orge (ou leurs valeurs) à l’Hôtel-Dieu.

Les complications arrivent lorsque les champs, la ferme, la vigne ou la forêt change de propriétaire. L’Assemblée doit veiller à la reconduction des avantages !

Les actes que nous avons consultés donnent lieu à des tractations dûment enregistrées. Des actes enregistrent également certains placements suivant les dons en espèces.

Malgré les générosités, la gestion de l’Hôtel-Dieu tout au long de son existence restera précaire. Il en sera de même, ensuite pour l’hospice (Hôtel d’Effiat). Les administrateurs se plaignent périodiquement, lors de leurs assemblées, de n’avoir aucune subvention, ni des communes, ni de l’Etat. A l’hospice, les coupes de bois parcimonieusement autorisées par les eaux et forêts sauveront l’équilibre de cette difficile gestion.

Rappelons que pour défendre leur Hôtel-Dieu menacé de saisie par le Grand Vicaire de l’Ordre de Saint Lazare et de Jérusalem qui, pendant treize années s’est entêté dans sa confusion entre la très ancienne léproserie de l’Etourneau et le Nouvel Hôtel-Dieu (financé par la générosité des Montrichardais), l’assemblée et le receveur Thomas Buttet ont diligenté un procès. Ils ont argumenté et répondu point par point à toutes les injonctions du Grand Vicaire, aidés par Monsieur le Curé de Montrichard, Gilles Richer, qu’ils ont nommé leur procureur :

sur l’hospitalité : les habitants s’engagent à suppléer à tout ce qui peut manquer.
sur l’importance du lieu : nécessaire à cause du grand passage sur notre route vers Bordeaux et Compostelle et l’hébergement des malades.

Le procès fut long et coûta 78 livres, somme énorme pour le budget.

Heureusement la Chambre Royale Souveraine à Paris le 4 août 1687 déclare :

« Déchargez les défenseurs de la demande dudit Ordre de Saint Lazare- permet au dit ordre de saisir la léproserie s’il la retrouve mais stipule que l’Hôtel-Dieu restera à Montrichard. »

Le Grand Vicaire ne retrouvera rien, ni à Montrichard, ni à l’issue d’investigations en d’autres lieux, et Louis XIV constatant cet échec révoque le 24 août 1693 les droits et les pouvoirs de l’Ordre de Saint Lazare.

Notre receveur, Thomas Buttet, rassuré, s’empresse de placer les 500 livres qu’il avait prudemment mis de côté, sur 5 arpents de prés, situés à Senelles au lieu-dit. « Nez de chien » à Angé, (acte passé devant Maitre Bouchereau, notaire à Montrichard le huit février 1688).

Puis après avoir gérer notre Hôtel-Dieu pendant 22 ans, dont 13 ans troublés par les sottises du Grand Vicaire, Thomas Buttet cède ses fonctions de receveur à Sébastien Chérouvrier, marchand.

Sébastien Chérouvrier, pour faire face aux mauvaises récoltes, prend des initiatives pour étendre les prérogatives de l’Hôtel-Dieu. Il achète du blé, le fait moudre, sollicite les Dames bénévoles et courageuses. Elles pétrissent et font pétrir la pâte et on alloue 18 sols à Pierre Bergot, boulanger, pour cuire le pain qui sera distribué au domicile des indigents.

On appela longtemps l’année 1694 la « chère année » qui enregistra 140 décès.

Pendant ce temps, Louis XIV, toujours soucieux de mettre de l’ordre dans les établissements hospitaliers, décrète qu’il faut où les maintenir, où les regrouper et les décisions en incomberont aux évêques et aux archevêques : déclaration du 24 août 1693.

Et nos ennuis vont recommencer !!

Car fort de la mission royale, l’évêque de Tours et Monsieur de Miromesnil, intendant de cette généralité, obtiennent un arrêt le 11 juillet 1698 visant à regrouper notre Hôtel-Dieu à celui de Bléré…pas encore construit.

« Le roi en son conseil xxxxxxxxx et ordonne Sa Majesté que tous ceux qui jouissent des dits biens, délivrent les titres et papiers concernant les dites aumôneries à l’administration du futur hôpital de Bléré, sinon ils y seront contraints.

Fait au conseil privé du Roi, à Paris le 11 juillet 1698 ».

A la suite de ce décret, Maitre Hernri Colass, Sergent Royal se présente au domicile de Sébastien Chérouvrier, absent, lit à sa domestique une sentence à laquelle la pauvre dame n’entend rien et laisse au domicile du receveur une liasse de papiers : c’est une sommation de remettre les revenus de notre Hôtel-Dieu à l’hôpital de Bléré….hôpital fantôme !

Notre receveur, en accord avec l’Assemblée, décide de ne tenir aucun compte, de l’injonction. Voyant sa sommation sans effet le Sergent Royal vient s’installer bien confortablement à l’hôtel des Trois Rois pour faire effectuer une saisie-exécution sur les propres biens de Sébastien Chérouvrier : vaisselle, étains, pièces de toile, draps etc…sont confiés à Maitre Nicolas Labbé, notaire, pour être vendus séance tenante, le mercredi suivant.

On imagine l’indignation et des notables et de nos concitoyens.

Notre receveur se précipite à Tours et prend contact avec Monseigneur Mathieu Isoré d’Hervant, lui exprime son indignation et le désarroi des Montrichardais qui tiennent à leur Hôtel-Dieu qu’ils ont financé et veulent le maintenir contre vents et marées.

Le receveur, bon avocat, sait convaincre. Il est compris de l’archevêque. Il en résulte la rédaction d’une longue…longue…requête adressée directement au Roi.

Extrait : « René Diotte, curé de la ville, Rémy Pasquier avocat dudit bien, Pierre Sailey substitut du procureur du Roi, Thomas Bouchereau, Sébastien Chérouvrier administrateur, remontent très humblement à votre Majesté qu’encore que depuis plus de certains ils soient en paisible possession d’un hôpital ou Hôtel-Dieu qui a été basti par les habitants de ladite ville…à ces causes qu’il plaise à votre majesté, recevoir les suppliants opposants à l’exécution de l’arrêt du Conseil, les maintenir à garder la possession et la propriété dudit hôpital avec défense au dit administrateur de Bléré de les troubler…………..et suplians continueront leurs prières pour la prospérité de votre Majesté.

Après une période d’incertitude qui dut paraitre bien longue aux intéressés, le verdict tombe enfin !!!

Le Roi nous accorde la garde de notre Hôtel-Dieu :

« Louis, par la grâce de Dieu, Roi de France et de Navarre, à tous présents et à venir, salut.

Nos biens aimés les administrateurs de l’Hôtel-Dieu de la ville de Montrichard……… faisant droit à leur xxxxxxx et sur les offres qu’ils ont faites d’entretenir le dit hôpital en bon état, maintenir et garder en la possession et propriété d’iceluy avec défense aux administrateurs de l’hôpital de Bléré de les y troubler.

Nous faisons mainlevée de la saisie faite le 28 juillet 1699

Car xxxx est notre plaisir et afin que ce soit chose ferme et stable à toujours, nous avons fait mettre notre scel à ces dites présentes.

Donné à Versailles au mois d’Août l’an de grâce, mil sept cent et de notre règne Louis le cinquante huitième.

Notre Hôtel-Dieu restera donc à Montrichard mais le procès et les frais d’accompagnement (huissier, notre représentant à Versailles, etc…) coûteront 2 années de revenus soit 152 livres et mettront une fois de plus à mal nos ressources déjà fragiles. Les comptes disparaissent un temps de nos archives. Notre Hôtel-Dieu doit végéter.

Pour augmenter les ressources, les administrateurs consentent à louer un temps la maison et le jardin à Joseph Macé, se réservant les chambres et l’appentis pour les pauvres passants et le gardien. Ils renforcent leurs efforts pour les secours à domicile.

Vient encore un désastre climatique en cet hiver 1709. Terrible hiver ! Il gèle sans discontinuer pendant 8 semaines. Les chariots chargés traversent le Cher pris en glace.

Les blés et autres céréales gèlent ! Les noyers aussi !

Disette - Famine – épidémies…101 personnes décèdent.

L’assemblée devant cette désespérance décide de « ressusciter » l’Hôtel-Dieu. Le nouveau receveur est Jacob Labbé, notaire royal. Il fait réparer les murs et la toiture, restaurer la chapelle Saint Eutrope et crée un petit cimetière dans le jardin.

Malgré la générosité renouvelée des Montrichardais pour permettre le maintien de notre institution, tel le don de madame Renée Tourneveau qui lègue en 1703 une maison…le financement reste insuffisant.

En 1714 il est à nouveau question de louer à raison de 15 livres par an la maison… ce projet restera sans suite et la fin de notre Hôtel-Dieu presque déserté s’annonce bien triste !

Le legs du Marquis Ruzé d’Effiat qui meurt à 81 ans le 3 juin 1719 arrivera pour prendre le relais de notre ancien hôpital. Le marquis de réputation pourtant sulfureuse fut tout au long de sa vie fort généreux avec ses concitoyens. Ces derniers lui sont reconnaissants d’avoir reconnu leur persévérance pour fonder et entretenir coûte que coûte leur Hôtel-Dieu.

Non seulement il lègue sa « grande maison » mais il y ajoute une somme de vingt mille livres.

On assistera au « dépeçage » de notre ancien local, on transfère de l’ancienne chapelle Saint Eutrope, tout ce qui peut convenir à la nouvelle chapelle d’Effiat, et la vente de plomb et de vitraux de l’ancien oratoire devenu inutile, viendra aider au financement du nouveau local (pour 117 livres, 7 sols).

Pour suivre encore quelques temps le destin de notre Hôtel-Dieu, notons qu’il fut loué le 23 décembre 1727 pour 29 ans au Sieur Joseph Macé.- couvreur pour 30 livres et obligation de travaux.

Le locataire décèdera 4 ans avant l’expiration de son bail.

Le local fut vendu ensuite par les administrateurs à François Thomas, charpentier et Renée Simon son épouse, puis, revendu le 17 août 1807 à Alexis Chaumas devant maitre Leroy, notaire à Montrichard.

Les revenus de l’ancien Hôtel-Dieu seront quelques temps attribués aux nécessiteux.

Notre nouvel hôpital légué en 1719 connaitra en son début quelques difficultés. Il faudra presque 10 ans avant que soit accueilli son premier pensionnaire.


Monique FERME

Bibliographie : « Etude historique sur Montrichard et Nanteuil », par l’abbé LABREUILLE

Archives de l’association « Les Amis du Vieux Montrichard »